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LES EXPLORATEURS

Editions CADEX. 1988 - Préface de Claude PIEPLU


CREATIONS : Festival des grandes écoles - Toulouse, Théâtre de la Digue 1990. Théâtre du Nouveau Monde - Béziers 2001 - Paris 2002 - Cartoucherie/Théâtre de l’Epée de Bois.
- Lectures Publiques : Claude PIEPLU - Théâtre Essaïon - Paris - Décembre 1991 - Festival d’Avignon 1991 (CNES La Chartreuse)
- 4 Personnages (et leurs avatars) : 3 hommes, 1 femme
- 4 décors -1 par acte-(possibilité d’un décor en images vidéo)
- Lieu de l’action : le Monde, (la Savane, le Désert, l’Océan, la Banquise) 
Possibilité d’une adaptation pour le cinéma ou la télévision. - Durée 2h


                                                                                                                                                                                              (ACTE II - Le Désert)


Deux hommes, perdus dans la Savane. Ils cherchent de l’or au milieu des marécages. Ils ont tout oublié, il ne leur reste que le souvenir de ce lointain pays d’où ils viennent. A travers le Désert, l’Océan, et jusque sur la Banquise, comme autant de paysages de la condition humaine, ils partiront à sa recherche.
Dans sa Préface, Claude PIEPLU écrit : “Cet univers fait de charme et de fantaisie poétique débouche sur une réflexion sans pesanteur sur l’homme et son destin   C’est une authentique oeuvre de théâtre, par son style, ses drolatiques dialogues, la couleur de ses personnages, leur surprenante cocasserie, la puissance de leur comique, l’invention dans la conduite de l’histoire qui nous est contée, l’humour des situations, le parfait équilibre de la construction...”

LE PATROUILLEUR

Patrouille du Désert. Que faites vous ici ?


SYLVESTRE

Nous vivons.


LE PATROUILLEUR

Votre permis. (Félix et Sylvestre le regardent sans comprendre) Evidemment, vous êtes là, sans permis...


FELIX

Mais il n’y avait personne. Et nous ne savions pas que...


LE PATROUILLEUR

Eh bien ! je vous conseille de savoir, à l’avenir. Parce que je vais vous dire une chose : nous n’aimons pas trop ces oasis cachées au milieu du désert, et qui nous pompent l’eau, avec leurs racines interminables. Ce sont des parasites du paysage, et qui ne peuvent rien faire comme tout le monde. Aller pousser en plein désert ! Vous trouvez ça normal  ? Alors, je vous préviens : quand nous trouvons une de ces canalisations sauvages qui les ravitaillent, je vous jure que ça ne traîne pas; nous coupons l’eau immédiatement. Je préfère vous prévenir...


FELIX

Mais nous ne faisons rien de mal...